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Passagers, Lucie Geffré
Du 29 mars au 28 mai 2024 - Prolongée jusqu'au 15 juin 204

Depuis l’ouverture de la Maison Galerie l’œuvre de Lucie Geffré y est régulièrement présentée. Pour cette première exposition monographique de l’artiste nous avons choisi de mettre en scène les différents sujets qui nourrissent son œuvre et qui constituent des portes d’entrées complémentaires dans la compréhension de son travail.

 

En ouverture, trois œuvres de la série l’Heure Muette présentent des personnes qui se reposent sur ou dans leur lit, selon ce qu’ils ont eu envie de montrer de ce moment d’intimité. Nulle posture, nulle séduction, ce qui est recherché, est ce moment d’abandon simple, honnête pourrait-on dire si ce terme n’avait pas un sens moral trop fort. Alors franc, droit, sont les mots qui viennent.
Le sujet de l’intimité est souvent abordé dans la peinture, des maniéristes aux impressionnistes, l’illustration de cette intimité est presque toujours liée aux situations du quotidien, telles que la toilette, le levé, le repos, etc.. Dans l'œuvre de Lucie Geffré cette intimité se retrouve de manière singulière car c’est l’état intérieur plus que la situation qui est traitée, qui est peinte. Elle semble s’éloigner de la posture du modèle pour se rapprocher du mystère de l’âme.

 

Curieusement elle aborde avec ce même regard intériorisé, la nature morte. C’est cette particularité de l’artiste que nous avons voulu mettre en scène dans l’exposition Passagers. Les Passagers sont autant, des fleurs, des chiens, des bouteilles, que des personnes, tous figurent les Passagers de nos vies, de nos pensées.
Quel qu’en soit le sujet, les œuvres peintes de Lucie Geffré nous présentent un miroir d’une poésie sans fard, puissant lorsque du fond de la toile surgit le modèle.

© Benjamin Juhel

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